La presse occidentale et la déstabilisations du Burundi par le dictateur rwandais Kagame: Cas de RFI

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Par Jean Claude Ufitemungu

Pour préparer l’opinion mondiale à l’invasion du Burundi pour y installer un régime “ à la rwandaise “ tel que l’ont décidé les lobbies pro-tutsi du monde occidental et dont l’exécution est dévolue à l’armée du dictateur tutsi rwandais Paul Kagame, la presse occidentale est déjà à l’oeuvre.

Le cas de RFI ( Radio France Internationale) en est l’illustration caricaturale. Ce média d’état français a pour consigne de relayer sans discernement toute propagande de la dictature tutsi de Kagame pour que la France ne soit plus accusée de “complicité de génocide» par les puissants lobbies pro-tutsi de France qui font trembler tous les socles du pouvoir dans ce pays que ce soit l’Elysée, Matignon ou Le Palais Bourbon. En plus la journaliste de RFI basée à Kigali, pour obtenir l’accréditation a dû prêter serment au FPR et au dictateur qu’elle devra relayer sa propagande et surtout se garder de critiquer et même de signaler les agissements de la dictature qui violeraient les droits de l’homme ou seraient qualifiés de crimes contre l’Humanité. Seule parmi les journalistes français et même du monde occidentale, une certaine Laure Broulard pouvait se rabaisser à ce point et se compromettre de la sorte pour des intérêts futiles.

En remplissant sa part du contrat Laure Broulard vient de relayer la mise en scène macabre de l’armée du dictateur tutsi Paul Kagame qui dans la nuit du 26 au 27 juin2020, quand le Burundi était toujours en deuil suite au décès inopiné du Président Pierre Nkurunziza, pour amener quelques pauvres citoyens sur une position militaire avancée à 1 km de la frontière avec le Burundi pour les fusiller et les présenter le lendemain comme des assaillants qui seraient venus du Burundi dans une attaque que la même armée de Kagame aurait repoussée. Bien sûr personne dans cette région ne pouvait reconnaitre ces victimes car ils font partie des centaines de personnes portées disparues chaque semaine  que les services de Kagame exécutent ou alors utilisent dans sa propagande comme dans ce cas.

La journaliste de RFI détachée auprès des services de propagande du dictateur tutsi Kagame, s’empresse de relayer cette mise en scène ridicule et macabre alors que depuis 2015, le Gouvernement du Burundi n’a cessé de dénoncer les agressions armées et autres provocations dont il est victime de la part de l’armée de Kagame. Les instances régionales sont chaque fois saisies et les observateurs comme ceux de la CIRGL se  rendent sur les lieux et les preuves irréfutables leurs sont présentés. Plusieurs plaintes restent pendantes devant ce CIRGL, l’East African Community, l’Union Africaine et même le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

La dernière agression de l’armée de Kagame au Burundi date de la nuit du 16 au 17 novembre 2019 quand des unités régulières de l’armée de Kagame ont attaqué une position militaire des Forces de Défense Nationale du Burundi (FDNB) située dans la province de Cibitoke et à une dizaine de kilomètres de la frontière avec le Rwanda. Leur itinéraires d attaque et de repli ont été constatés par tous les observateurs et une plainte a de nouveau été déposée mais en vain. Curieusement RFI à travers sa représentante à Kigali n’a pas soufflé mot sur cette agression manifeste et flagrante.

Mais voici qu’en rapportant la mise en scène macabre de l’armée de Kagame la journaliste s’avise qu’elle doit rappeler ce que chaque pays accuse l’autre, Mais bien évidemment c’est le dictateur tutsi Kagame qui accuse le Burundi de servir de base arrière aux FDLR ( dites rebelles hutu). Décidément ces FDLR sont omniprésents et dans tous les pays de la région et du monde pourvu que le dictateur tutsi Kagame veuille faire taire tel ou tel pays. C’est à se demander combien ils sont pour occuper tous ces pays ? Tantôt ils sont au Nord et au Sud Kivu ( territoire dix fois plus grand que le Rwanda), tantôt ils sont en Ouganda, tantôt en Tanzanie, et maintenant c’est le Burundi qui les abritent…

Mais le plus révoltant et méprisable chez RFI et à travers Laure Broulard sa représentante dans les services de propagande du dictateur Kagame, c’est qu’elle n’ose même pas signaler que le Burundi à son tour accuse et avec preuves que Kagame accueille et entretien les mouvements terroristes qui ont échoué à renverser les institutions démocratiques en 2015 mais qui sont toujours opérationnels. Ils ont pour noms Red-Tabara, Forebu et autres et leurs chefs vivant à Kigali ont pour noms Gen Godefroid Niyombare, Alex Sinduhije ou encore Pacifique Nininahazwe. Ils ne s’en cachent pas et revendiquent les actes terroristes commis au Burundi. Mais RFI ne peut oser en parler et préfère multiplier les FDLR!

Une interrogation en guise de conclusion.

Mais parbleu, pourquoi Kagame et sa clique doivent recourir à ces mises en scène ridicules pour trouver un prétexte d’aller conquérir le Burundi démocratique et y installer une dictature tutsi à la rwandaise, puisque ils ont  l’aval des puissances impérialistes qui leur ont offert le Rwanda il y a plus d’un quart de siècle et que l’occasion est tout trouvée car le Burundi est en deuil et les nouvelles institutions issues des élections démocratiques du 20 mai sont encore entrain d’être mises en place ?

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